« L’ ALTERNATIVE ! » souligne l’urgence d’une autre approche de la sécurité : PRÉVENIR, ACCOMPAGNER, ÉDUQUER !

Communiqué de presse de L’Alternative ! Perpignan écologique et solidaire – 27.01.2020

Les incidents graves survenus à Perpignan il y a quelques jours : fusillade aux abords d’un groupe scolaire (Victor Duruy au Bas-Vernet ) et contrôle d’identité « musclé » d’un lycéen, posent, s’il en était encore besoin, la question de la sécurité dans la ville.
En l’état actuel, celle-ci est incohérente, inefficace, dangereuse !
Parce qu’il y va de notre vie collective sûre et apaisée, « L’Alternative ! » propose :

– de remettre en place des système de prévention, d’aides, d’éducation, des projets d’urbanisme à teneur de mixité sociale, des carrefours tels que des « maisons de quartiers » qui peuvent limiter, canaliser les effets dramatiques et délinquants dus à la misère ambiante dans certains ensembles d’habitation.
Ainsi , dans le cas de ce quartier du Bas-Vernet dont les habitants et parents d’élèves expriment colère, émotion et un fort sentiment d’abandon. Ils dénoncent la disparition de nombre de services publics (poste de police, Poste, antenne CAF), la suppression des gardiens dans les écoles, les commerces inexistants.
Comme dans d’autres quartiers, cette désertification aggrave des conditions de vie rendues difficiles par la pauvreté, une précarité générale (à Perpignan plus qu’ailleurs), la ghettoïsation, mais aussi l’absence de relais éducatifs et sociaux. Une situation qui constitue le terreau de toutes les dérives violentes.

– de faire pression sur l’État « pour le mettre en face de ses responsabilités » quant aux trafics et autres graves infractions contre les biens et les personnes.

– que la police municipale soit essentiellement une police de prévention, en la recentrant sur des tâches de proximité.

– que dans ce cadre, l’abandon de leurs armes létales sera décidé ; l’équipement actuel de ces policiers n’est en rien dissuasif et surdimensionné pour le petit délinquant, ignoré du grand banditisme et inquiétant pour le citoyen qui y voit une menace directe. La police nationale (BAC, BRI, RAID…) étant de toutes façons là pour les cas ultra violents.

– que la vidéosurveillance -dont le programme d’installation sera stoppé- soit mise à profit pour des repérages préventifs et des analyses rapide de situations.

– de procéder à un redéploiement (sans suppressions de postes) des effectifs et de leurs locaux en fonction des zones « sensibles ». Les abords des écoles seront particulièrement gardés.

– que l’accueil pour les personnes agressées suive un protocole de dépôt de plainte avec un suivi mieux encadré humainement, administrativement et psychologiquement.
Le sentiment d’ « insécurité » est d’autant plus ressenti qu’il est entretenu par les politiques de droite pour qui cela constitue leur fonds de commerce.

Caroline Forgues et Jean-Bernard Mathon,
Têtes de liste « L’Alternative ! Perpignan écologique et solidaire »
Courriel : contact@lalternativeperpignan2020.org

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